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Reprendre un site Joomla que l’on n’a pas développé : notre méthode

Reprendre un site Joomla existant ne consiste pas simplement à récupérer des identifiants et à lancer les mises à jour.

Reprendre un site Joomla que l’on n’a pas développé : notre méthode

Un site qui fonctionne depuis plusieurs années porte avec lui son histoire : une version de Joomla parfois ancienne, des extensions ajoutées au fil du temps, un template personnalisé, des développements spécifiques, des données métier, des comptes utilisateurs ou encore un référencement qu'il ne faut surtout pas perdre.

Avant toute intervention, notre première préoccupation est donc de comprendre ce que nous avons entre les mains.

L'agence Pince à Linge reprend aussi bien des sites réalisés par leurs propriétaires que des projets développés par d'autres agences ou prestataires. Notre objectif n'est pas de tout reconstruire systématiquement. Il est de déterminer ce qui mérite d'être conservé, ce qui doit évoluer et, parfois, ce qu'il est aujourd'hui plus raisonnable de simplifier.

Pourquoi reprend-on un site Joomla existant ?

Les situations sont très différentes.

Nous rencontrons régulièrement des entreprises ou associations qui ont créé elles-mêmes leur site. Elles savent parfaitement l'administrer au quotidien, mais se retrouvent plus démunies lorsqu'il faut assurer sa sécurité dans le temps ou engager une migration importante.

Le passage d'un ancien Joomla 3 vers les générations actuelles en est un bon exemple.

Ces sites ont parfois été construits autour d'extensions qui étaient parfaitement pertinentes à leur époque, comme K2 ou ZOO. Elles ont rendu de grands services et permis de créer des architectures éditoriales très riches.

Mais Joomla a considérablement évolué depuis.

Aujourd'hui, les champs personnalisés, les catégories, les articles, les modules et surtout la possibilité de créer des overrides permettent de répondre nativement à beaucoup de besoins qui nécessitaient auparavant l'installation d'extensions supplémentaires.

C'est un changement important dans notre manière de concevoir les sites : moins nous dépendons d'extensions tierces inutiles, plus nous maîtrisons leur pérennité, leur maintenance et leur surface technique.

D'autres clients viennent simplement nous voir parce que le prestataire qui avait réalisé leur site n'existe plus ou n'en assure plus le suivi.

Dans les deux cas, la question est la même :

dans quel état se trouve réellement le site ?

Avant de toucher au site, nous commençons par l'auditer

Nos premières questions sont très concrètes :

  • quelle version de Joomla est installée ?

  • chez quel hébergeur se trouve le site ?

  • quels accès sont encore disponibles ?

  • quelle version de PHP et de MySQL utilise-t-il ?

  • quelles extensions spécifiques sont encore indispensables ?

  • le template comporte-t-il des développements particuliers ?

  • certaines fonctionnalités sont-elles liées à des composants qui ne sont plus maintenus ?

Idéalement, nous disposons d'un accès administrateur Joomla, d'un accès FTP ou SFTP et de la base de données.

Les autres accès (hébergement, nom de domaine, Search Console, statistiques ou services externes) dépendent ensuite de la mission.

Mais un simple accès administrateur permet déjà d'apprendre énormément de choses sur un site et, dans de nombreux cas, de préparer une copie permettant de poursuivre l'analyse sans travailler directement sur le site en production.

La première règle : sauvegarder avant d'intervenir

C'est probablement la phrase que je retiendrais pour compléter la question que l'on me pose souvent :

Quand nous reprenons un Joomla développé par quelqu'un d'autre, la première erreur serait de commencer à le modifier avant d'en avoir une copie complète et restaurable.

Nous commençons donc toujours par une sauvegarde.

Nous utilisons notamment Akeeba Backup, qui est depuis longtemps une référence dans l'écosystème Joomla.

À partir de cette sauvegarde, nous pouvons restaurer le site dans notre environnement de travail et effectuer les premières opérations hors production.

Notre fonctionnement est généralement le suivant :

site actuel → sauvegarde → travail en local → préproduction sur nos serveurs → recette avec le client → mise en production.

Lorsque le site contient des données qui continuent d'évoluer pendant cette période (comptes utilisateurs, commandes ou autres données métier), nous organisons également la reprise ou la synchronisation des informations nécessaires au moment de la mise en ligne.

Cela évite de transformer le site du client en environnement de test.

Ce que nous regardons dans un Joomla existant

Une reprise demande d'avoir une vision globale du site.

Nous vérifions notamment :

  • Joomla et son historique de mises à jour ;

  • PHP et MySQL ;

  • les composants, modules et plugins ;

  • leur compatibilité avec les versions actuelles ;

  • le template ;

  • les overrides ;

  • les éventuels développements spécifiques ;

  • la base de données ;

  • les sauvegardes ;

  • les certificats HTTPS ;

  • les formulaires et systèmes d'envoi d'e-mails ;

  • les tâches automatisées éventuelles ;

  • les comptes disposant de droits d'administration ;

  • l'environnement d'hébergement.

Il ne s'agit pas simplement de chercher ce qui est « ancien ».

Il faut surtout comprendre ce qui dépend de quoi.

Une extension qui paraît anodine peut par exemple être la raison pour laquelle le serveur utilise toujours une ancienne version de PHP. La retirer ou la remplacer peut alors débloquer toute la modernisation du site.

Le problème le plus fréquent : un Joomla que l'on n'ose plus mettre à jour

C'est probablement la situation que nous rencontrons le plus souvent.

Le site fonctionne.

Donc personne n'y touche.

Mais Joomla n'a parfois pas été mis à jour depuis longtemps.

Et lorsque l'on commence à chercher pourquoi, on trouve fréquemment une extension abandonnée, un template vieillissant ou un développement spécifique qui empêche de faire évoluer Joomla ou PHP sans risque.

C'est précisément là qu'une reprise professionnelle devient nécessaire.

Une absence de mise à jour n'est pas toujours due à de la négligence. Elle peut être la conséquence d'une vraie dépendance technique.

Il faut alors la comprendre avant de la supprimer.

Les sauvegardes sont heureusement beaucoup plus répandues qu'autrefois, notamment grâce à Akeeba. Mais nous rencontrons encore des sites qui fonctionnent sans véritable filet de sécurité.

Tant que rien ne se passe, tout va bien.

Jusqu'au jour où une mise à jour, un changement chez l'hébergeur ou un incident de sécurité rappelle l'importance d'avoir une sauvegarde réellement exploitable.

Migrer l'existant ou repartir sur une base plus simple ?

Il n'existe pas de réponse automatique.

C'est un arbitrage qui dépend de la taille du site, de sa complexité, de ses fonctionnalités et de son architecture.

Sur certains projets, conserver une partie importante de l'existant est parfaitement pertinent.

Sur d'autres, essayer de transporter coûte que coûte quinze années de choix techniques coûterait finalement plus cher que de reconstruire proprement les mêmes fonctionnalités.

Il nous arrive ainsi de remplacer une architecture complexe par quelque chose de beaucoup plus simple.

Une erreur assez courante consiste à penser qu'un besoin dans Joomla doit forcément être traité avec un nouveau composant, un module ou un plugin.

Ce n'est pas notre manière de travailler.

Avec les fonctions natives du CMS et des overrides correctement conçus, nous pouvons déjà réaliser une très grande partie des interfaces dont nos clients ont besoin.

Une extension supplémentaire doit répondre à un véritable besoin.

Pas simplement au fait qu'elle existe.

Cette sobriété technique facilite ensuite énormément les mises à jour et les futures migrations.

Un vieux développement spécifique n'est pas forcément à conserver

Nous rencontrons également des composants spécifiques dont la documentation a disparu, parfois développés longtemps auparavant par un prestataire qui n'existe plus.

Nous pouvons évidemment analyser le code et ses dépendances lorsque cela est pertinent.

Mais une question doit être posée avant de consacrer beaucoup de temps à sauver l'ancien système :

le client a-t-il réellement encore besoin de toute cette complexité ?

Il arrive qu'un composant très lourd ait été développé pour couvrir dix possibilités alors que le client n'en utilise aujourd'hui que deux.

Dans ce cas, reconstruire un petit outil réellement adapté au fonctionnement actuel de l'entreprise peut être plus rapide, plus fiable et beaucoup plus facile à faire évoluer.

Nous cherchons donc à rester pragmatiques.

Le nouveau système doit répondre aux besoins présents tout en restant capable d'évoluer demain.

Reprendre un site ne signifie pas changer son apparence

C'est également un point important.

Certains clients viennent nous voir pour moderniser techniquement leur Joomla mais sont parfaitement satisfaits de leur identité et de l'apparence de leur site.

Il n'y a aucune raison de leur imposer une nouvelle direction artistique.

Nous pouvons reconstruire un template moderne en conservant volontairement le rendu du précédent.

Le changement se trouve alors essentiellement sous le capot : code plus propre, meilleur comportement responsive, amélioration de l'accessibilité, meilleures performances, réduction du poids des pages et adaptation aux standards actuels du Web.

C'est une modernisation sans rupture graphique.

Préserver ce que le site a acquis au fil des années

Une migration ne concerne jamais uniquement Joomla.

Il faut préserver tout ce qui donne de la valeur au site.

Cela comprend évidemment les contenus, mais aussi :

  • les URL existantes et leur référencement ;

  • les redirections ;

  • les métadonnées utiles ;

  • les formulaires ;

  • les adresses et mécanismes d'envoi d'e-mails ;

  • les comptes utilisateurs ;

  • les commandes lorsqu'il s'agit d'un site marchand ;

  • les adhérents ou espaces privés ;

  • les données métier ;

  • les connexions avec des services externes ;

  • et parfois simplement des habitudes de travail que le client ne souhaite pas bouleverser.

Une migration techniquement réussie qui ferait disparaître des années de référencement ou rendrait l'administration beaucoup plus compliquée pour le client ne serait pas, pour nous, une migration réussie.

Des sites Joomla que nous faisons évoluer depuis plus de dix ans

Cette capacité à conserver et faire évoluer l'existant n'est pas théorique.

Le Papier fait de la Résistance est l'un de nos clients historiques.

Nous avons commencé à travailler sur son site en 2013, sous Joomla 3. La première version de la boutique utilisait VirtueMart.

Le projet a ensuite évolué au fil des versions de Joomla. La partie e-commerce a notamment été migrée vers HikaShop et le template a été modernisé à plusieurs reprises.

En treize ans, nous avons ainsi fait évoluer profondément son socle technique sans remettre en cause son identité graphique à chaque migration.

C'était un choix du client et il était parfaitement possible de le respecter.

ARTC Sud illustre une autre forme d'accompagnement dans le temps.

Le site possède un patrimoine éditorial important que nous avons souhaité conserver. Au fil des années, nous avons ajouté de nouvelles fonctionnalités, amélioré l'architecture et accompagné les différentes évolutions jusqu'aux générations actuelles de Joomla, tout en préservant les contenus historiques.

Ces projets montrent qu'un site internet n'est pas forcément un produit que l'on jette et remplace tous les quatre ans.

Lorsqu'une architecture est correctement suivie, elle peut évoluer pendant très longtemps.

Et Joomla 3 aujourd'hui ?

Joomla 3 a été un formidable CMS et nous avons construit de nombreux projets avec cette génération.

Mais en 2026, lorsqu'un nouveau client nous confie encore un Joomla 3, notre recommandation est claire : la migration doit devenir une priorité.

Elle doit simplement être préparée correctement.

Les générations Joomla 4, 5 puis 6 ont profondément modernisé le cœur du CMS. Nous bénéficions aujourd'hui d'une architecture plus récente, de meilleures performances, de mécanismes de sécurité qui continuent d'évoluer et de possibilités de personnalisation beaucoup plus importantes directement dans Joomla.

Le passage depuis Joomla 3 a parfois été difficile pour les propriétaires de sites les plus complexes, notamment lorsque des extensions anciennes n'avaient pas suivi cette évolution.

Mais cela ne remet pas en cause l'intérêt de la migration.

Au contraire : c'est souvent l'occasion de regarder quinze années d'empilement technique et de se demander ce qui est encore réellement nécessaire.

Après la reprise : éviter de laisser de nouveau le site vieillir seul

Une reprise n'a d'intérêt que si le problème ne se reproduit pas quelques années plus tard.

Nous proposons donc à nos clients un accompagnement annuel comprenant notamment le suivi des mises à jour et un système de sauvegardes automatiques.

Ils disposent également d'un interlocuteur auquel ils peuvent s'adresser lorsqu'une question ou un problème apparaît.

Selon les besoins, nous fonctionnons ensuite avec des crédits d'heures pour les interventions complémentaires.

Certains clients nous sollicitent ponctuellement. D'autres nous confient un véritable travail de webmaster tout au long de l'année : nouvelles fonctionnalités, évolutions du contenu, amélioration du référencement ou adaptation du site aux nouveaux besoins de l'entreprise.

Dans tous les cas, notre objectif reste le même :

qu'un site Joomla reste un outil au service de l'organisation qui l'utilise, et non une contrainte technique dont plus personne n'ose s'occuper.

Vous avez un site Joomla existant ?

Votre site a été développé par une autre agence, par un ancien prestataire ou directement en interne ? Il utilise encore Joomla 3, des extensions anciennes ou des développements dont vous ne connaissez plus vraiment l'origine ?

Nous pouvons commencer par examiner l'existant afin de déterminer ce qui peut être conservé, ce qui doit être mis à jour et ce qui mérite éventuellement d'être simplifié.

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